Toutes les voitures de Fast and Furious : la liste complète des bolides de la saga

Je vais te faire un aveu : j’ai vu le premier Fast and Furious au cinéma à sa sortie en 2001. J’étais à la fin de mon adolescence, déjà mordu d’automobile, et les films centrés sur les voitures se comptaient sur les doigts d’une main à l’époque. Voir une Eclipse faire hurler ses pneus sur grand écran, c’était quelque chose. Ce film a marqué une vraie rupture dans la culture auto en France : avant Fast and Furious, le tuning existait, mais après, il a littéralement explosé. Les kits carrosserie, les néons sous caisse, les échappements sortie centrale… la saga a eu un effet direct et mesurable sur la manière dont les jeunes Français modifiaient leurs voitures dans les années 2000. Difficile de le nier quand tu regardes les photos des shows auto de l’époque.

Depuis ce premier film, la franchise a aligné des centaines de véhicules sur plus de vingt ans. Certains sont devenus des icônes absolues, d’autres font sourire avec le recul. Parce que soyons honnêtes : les derniers épisodes flirtent allègrement avec la caricature. Mais pris au second ou au troisième degré (ce qui n’est pas toujours le fort de Vin Diesel), ils restent un bon divertissement, et surtout une belle vitrine pour des voitures qu’on ne voit pas souvent en action.

Au total, la saga aurait mobilisé plus de 1 500 véhicules sur l’ensemble de ses films, dont plusieurs centaines détruits pour les besoins des cascades. Un chiffre qui donne le vertige, et qui justifie amplement qu’on fasse le tour complet.

Dans cet article : tu vas trouver la liste détaillée des voitures de chaque film de la saga, des infos techniques sur les modèles phares, des anecdotes de tournage, un classement éditorial des bolides les plus marquants, un tableau récapitulatif par personnage, et un point sur ce qu’on sait déjà de Fast 11. Si tu cherches un modèle précis ou que tu veux simplement revivre la saga à travers ses machines, tu es au bon endroit. Lis jusqu’au bout, le tableau final vaut le détour.

Fast and Furious 1 (2001) : les voitures qui ont tout lancé

Le premier film pose les bases d’une esthétique très ancrée dans la culture JDM (Japanese Domestic Market) et street racing californien des années 2000. Les voitures sont modifiées, vinylées, équipées de NOS, et chaque course a une vraie mise en scène. C’est brut, c’est ancré dans une réalité underground qui existait vraiment à Los Angeles à cette époque.

La Mitsubishi Eclipse de Brian O’Conner

La Eclipse GSX 1995 de Brian, vert lime avec kit carrosserie Racing Hart et becquet arrière massif, c’est l’image d’ouverture de toute la franchise. Techniquement, elle embarque un moteur 4G63 turbo de 2.0L, mais dans le film elle est présentée comme dopée au NOS pour atteindre des performances hors norme. En réalité, les voitures utilisées pour les cascades étaient des Eclipse de base avec carrosserie modifiée, les plans en mouvement étant souvent réalisés avec des modèles moins préparés qu’il n’y paraît. Cette voiture est devenue le symbole visuel du tuning années 2000, au point que la cote des Eclipse a grimpé après la sortie du film. Ironiquement, Brian la perd dès la première course, ce qui n’empêche pas le modèle de rester associé à son image.

La Toyota Supra MK4 de Dom Toretto

La Toyota Supra MK4 orange reconstituée par Dom dans le film est probablement la voiture la plus culte de toute la saga. Dans le scénario, Dom et Brian la reconstruisent à partir d’une épave, et elle est présentée comme animée par un moteur 2JZ-GTE twin-turbo. En réalité, les exemplaires utilisés au tournage étaient effectivement des Supra MK4 authentiques, modifiées visuellement mais pas nécessairement à la puissance annoncée dans les dialogues. La scène finale contre la Ferrari est filmée avec des astuces de montage et de vitesse de caméra pour accentuer l’impression de vitesse. La MK4 était déjà une voiture très prisée des passionnés JDM, mais le film lui a donné une dimension internationale. Sa cote sur le marché de l’occasion a suivi une courbe remarquable dans les années qui ont suivi, et elle est aujourd’hui négociée à des prix qui feraient rougir bien des sportives européennes.

Toyota Supra MK4 de Dom Toretto

Les autres voitures du premier film

  • Dodge Charger R/T 1970 : la voiture de Dom par excellence, V8 426 Hemi, utilisée dans la scène finale sur la voie ferrée. Elle sera un fil rouge de toute la saga.
Dodge Charger R/T 1970
  • Honda Civic del Sol : la voiture de Jesse, transformée avec un moteur Acura Integra. Légère, agile, représentative de la culture Honda de l’époque.
Honda Civic del Sol
  • Mazda RX-7 FD : utilisée dans les courses de rue, elle représente bien le spectre JDM du film.
Mazda RX-7 FD meme fast and furious
  • Volkswagen Jetta : la voiture de Vince, plus discrète mais présente dans plusieurs scènes.
  • Honda S2000 : apparaît lors des courses nocturnes, représentative du roadster sportif japonais de l’époque.
Honda S2000 fast and furious
  • Toyota Tacoma : utilisée lors des attaques de camions, côté pratique du gang.

2 Fast 2 Furious (2003) : Brian seul, mais entouré de belles machines

Sans Vin Diesel, le deuxième film mise tout sur la relation entre Brian O’Conner et Roman Pearce, son ami d’enfance. L’ambiance est plus Miami Vice que Los Angeles underground, et le parc auto s’oriente vers des couleurs flashy et des modèles japonais survoltés. C’est le film le plus « tuning pur » de la saga.

La Mitsubishi Lancer Evolution VII de Brian et Roman

La Evo VII bleue de Brian est sans doute la deuxième voiture la plus iconique du film après la Supra. Elle est présentée avec une transmission intégrale et un moteur 4B11 préparé, ce qui la rend crédible sur le plan technique contrairement à beaucoup d’autres bolides de la saga. Roman conduit une Evo VII orange dans les mêmes scènes. La poursuite finale sur le bateau est montée avec ces deux voitures comme éléments centraux. L’impact commercial a été direct : les ventes de Lancer Evolution ont progressé aux États-Unis dans les mois suivant la sortie du film, et le modèle est devenu une référence absolue dans la culture JDM modifiée.

Les autres voitures de 2 Fast 2 Furious

  • Nissan Skyline GT-R R34 : l’une des plus belles apparitions du film, importée illégalement dans l’histoire selon le scénario, ce qui ajoute une dimension mythologique au modèle.
Nissan Skyline GT-R R34 fast and furious
  • Camaro Z28 1969 : utilisée par Roman, muscle car américain qui contraste avec les japonaises dominantes.
  • Dodge Challenger R/T 1970 : présent dans les courses qualificatives, ancrage muscle car bien senti.

  • Honda S2000 : réapparaît ici dans une livrée modifiée pour les courses de rue.
  • Lamborghini Murcielago : la voiture du villain Carter Verone, utilisée pour signifier le statut de l’antagoniste.
Lamborghini Murcielago
  • Acura RSX : voiture banalisée de la police, ironiquement plus discrète que n’importe quel autre véhicule du film.

Fast and Furious : Tokyo Drift (2006) : bienvenue dans la culture drift

Le troisième film est une parenthèse presque totalement déconnectée de l’histoire principale, avec un héros différent (Sean Boswell) et un décor radicalement nouveau : Tokyo. C’est aussi le film qui introduit Han, personnage qui deviendra central dans la suite de la saga. Techniquement, c’est le volet le plus intéressant sur la mécanique du drift et la culture automobile japonaise urbaine.

La Nissan Silvia S15 de Han

Han Lue conduit une Nissan Silvia S15 préparée pour le drift, avec un moteur SR20DET monté en propulsion et des trains roulants adaptés aux glissades contrôlées. La S15 est une voiture réelle, très prisée dans la culture drift japonaise, et son apparition dans le film lui a donné une exposition internationale qu’elle n’avait pas encore. Han incarne un personnage cool et posé, et sa Silvia correspond parfaitement à cette image : sobre extérieurement, redoutable en action. C’est une des rares associations voiture/personnage de la saga où le choix du modèle semble vraiment réfléchi.

La Mazda RX-7 et les autres voitures de Tokyo Drift

  • Mazda RX-7 FD : réapparaît ici dans une version préparée pour le drift, moteur rotatif et propulsion naturelle font d’elle un choix logique pour ce film.
miniature Mazda RX-7 FD fast and furious
  • Mitsubishi Lancer Evolution IX : conduite par DK (Drift King), le principal antagoniste du film.
Mitsubishi Lancer Evolution IX
  • Ford Mustang Fastback 1967 : la voiture avec laquelle Sean apprend à drifter dans les parkings de Tokyo, anachronisme amusant mais efficace visuellement.
  • Nissan 350Z : utilisée dans plusieurs séquences de drift urbain, elle est représentative du sport japonais de l’époque.
Nissan 350Z
  • Volkswagen Golf GTI : la voiture de Twinkie, personnage secondaire, customisée en forme de Hulk, exemple du côté excentrique de la culture tuning japonaise.
Volkswagen Golf GTI
  • Dodge Charger R/T 1969 : Dom Toretto apparaît dans la scène finale avec cette Charger, liant le film au reste de la saga.
Dodge Charger R/T 1969

Fast and Furious 4 (2009) : le retour aux sources

Le quatrième film marque le retour de toute l’équipe originale : Dom, Brian, Mia, Letty. Le ton est plus sombre, plus orienté action que tuning pur, et les voitures reflètent ce changement. Les américaines musclées reprennent de la place face aux japonaises.

La Dodge Charger 1970 de Dom

Après la destruction de la Charger dans le premier film, Dom revient avec une version encore plus radicale : une Dodge Charger R/T 1970 entièrement noire, déshabillée de toute fioriture, avec un V8 Hemi préparé. Elle est utilisée pour une course qualificative souterraine dans les tunnels, scène qui pose immédiatement le ton du film. Cette version de la Charger est plus brute, moins customisée que dans le premier opus, comme si le personnage de Dom avait mûri et laissé tomber les artifices. C’est la même voiture qui sera utilisée, sous différentes déclinaisons, dans pratiquement tous les films suivants.

Les autres voitures du film 4

  • Subaru Impreza WRX STI 2008 : conduite par Brian, intégrale et performante, cohérente avec son rôle d’agent du FBI infiltré.
Subaru Impreza WRX STI 2008
  • Chevrolet Camaro SS : présent dans la course qualificative souterraine.
Chevrolet Camaro SS 2010 (Brian O'Conner)
  • Nissan GT-R R35 : apparaît dans la même séquence, première apparition d’un modèle qui deviendra récurrent.
NISSAN GT-R
  • Volkswagen Golf GTI : voiture de Gisele avant qu’elle rejoigne l’équipe de Dom.
Volkswagen Golf GTI
  • Plymouth Road Runner 1970 : voiture de Braga, antagoniste principal, muscle car de collection.

Fast Five (2011) : le tournant action avec des voitures de légende

Fast Five est le film qui change tout dans la franchise. On passe du street racing à un film de braquage à grande échelle, le budget explose, Dwayne Johnson débarque, et les voitures ne sont plus seulement des machines de course mais des outils narratifs à part entière. C’est aussi le meilleur film de la saga sur le plan de la mise en scène, l’avis est partagé mais difficile à contester.

La Ford GT40 et les voitures du coffre-fort

La séquence emblématique du film, c’est évidemment le braquage du coffre-fort traîné par deux Dodge Charger dans les rues de Rio. Mais Fast Five contient aussi une séquence dans un hangar rempli de voitures de collection appartenant au cartel, dont une Ford GT40, qui sert de prétexte à une course poursuite avec la police. La Koenigsegg CCX fait également une apparition dans cette scène, représentant le summum de la valeur automobile concentrée dans un seul lieu. Ce choix narratif, des voitures de luxe utilisées comme monnaie d’échange dans un braquage, marque le glissement de la saga vers des enjeux beaucoup plus grands.

Les autres voitures de Fast Five

  • Dodge Charger SRT8 (x2) : les voitures utilisées pour tirer le coffre-fort, scène devenue référence absolue de la saga.
  • Subaru Impreza WRX STI : réutilisée pour Brian dans un contexte différent du 4.
Subaru Impreza WRX STI
  • BMW M5 E60 : présente dans les séquences de poursuite urbaine à Rio.
BMW M5 E60
  • Porsche 911 GT3 RS : utilisée lors de la course de rue initiale au Brésil.
Porsche 911 GT3 RS
  • Police interceptor Ford Crown Victoria (flotte entière) : les voitures de police brésiliennes qui servent de décor et de cibles dans la séquence finale.
Inkou Kyoushi no Saimin Seikatsu Shidouroku

Fast and Furious 6 (2013) : retour en Europe, nouvelles machines

Le sixième film emmène l’équipe en Europe, principalement à Londres et sur une base militaire en Espagne. L’antagoniste Owen Shaw dispose d’une flotte de véhicules militarisés, et l’équipe de Dom doit s’adapter. C’est aussi le film du retour de Letty, dont l’amnésie sert de fil conducteur.

La Dodge Charger Daytona de Letty

Letty conduit une Dodge Charger Daytona 1969, une voiture à l’aérodynamique agressive avec son aileron arrière caractéristique, initialement conçue pour la NASCAR. C’est un choix fort pour ce personnage féminin qui revient dans la saga avec un tout autre état d’esprit : la Daytona est imposante, américaine, et difficile à manœuvrer pour qui ne la connaît pas. Elle fonctionne comme une extension de la personnalité fragmentée de Letty dans ce film.

Les autres voitures du 6

  • Jensen Interceptor 1971 : conduite par Shaw, grand tourisme britannique V8, cohérent avec le personnage d’antagoniste raffiné.
  • McLaren MP4-12C : utilisée dans la poursuite sur l’autoroute, première apparition d’une McLaren dans la saga.
  • Flip Car : véhicule conçu pour le film, une sorte de coin mobile capable de faire capoter les voitures qui lui font face. Irréaliste, mais efficace visuellement.
  • Nissan GT-R R35 : réapparaît sous les mains de Brian pour les scènes sur le tarmac militaire.
  • Alfa Romeo 159 : utilisée par les agents de Hobbs lors des séquences à Londres.

  • Antonov An-124 (avion cargo) : techniquement pas une voiture, mais il sert de décor à une des scènes les plus importantes du film.

Fast and Furious 7 (2015) : hommage à Paul Walker et voitures d’exception

Le septième film est celui du deuil. Paul Walker est décédé en novembre 2013 pendant le tournage, et la production a dû retravailler le scénario pour offrir un au revoir digne à Brian O’Conner. Le film est aussi celui où les budgets ont permis d’intégrer des véhicules d’une valeur et d’une rareté inédites dans la franchise. Difficile de ne pas avoir une pensée particulière pour Brian lors de la scène finale avec la Supra blanche.

La Lykan HyperSport : la star du film

La Lykan HyperSport du constructeur libanais W Motors est la voiture qui traverse littéralement trois tours à Dubaï dans le film. C’est un supercar produit à 7 exemplaires seulement, avec un moteur flat-6 turbo de 770 ch, des phares incrustés de diamants, et un prix affiché à 3,4 millions de dollars à sa sortie. W Motors a fourni plusieurs exemplaires au film (dont des répliques non fonctionnelles pour les cascades de destruction), et la médiatisation a transformé cette voiture quasi inconnue en référence mondiale. La scène du saut entre les tours reste une des plus spectaculaires de toute la saga, même si la physique ne s’y retrouve pas vraiment.

Les autres voitures de Fast 7

  • Nissan GT-R R35 : encore présente, conduite par Dom dans plusieurs séquences d’action.
  • Dodge Challenger SRT Hellcat : première apparition du Hellcat dans la saga, à Abu Dhabi.
  • Bugatti Veyron Grand Sport Vitesse : appartient au cheikh dans le film, utilisée dans la course au Moyen-Orient.
  • McLaren 650S : conduite par Ramsey lors des séquences de fuite.
  • Toyota Supra MK4 blanche : la voiture de la scène finale, symbole de Brian O’Conner et hommage à Paul Walker.
  • Maserati Ghibli : utilisée par Deckard Shaw (Jason Statham) lors de ses apparitions.
  • Chevrolet Fleetline 1948 : Dom conduit cette berline lors d’une séquence à Los Angeles.

Fast and Furious 8 (2017) : Dom passe du côté obscur avec des bolides inédits

Le huitième film introduit une rupture scénaristique : Dom trahit son équipe sous la contrainte. C’est aussi le film des voitures zombies (hackées et commandées à distance), une idée qui colle bien avec l’évolution technologique de la saga, même si elle sonne un peu creuse à l’analyse. La scène d’ouverture à Cuba est une des meilleures du film.

La Plymouth Barracuda de Dom

À Cuba, Dom court avec une Plymouth Barracuda 1971 complètement rafistolée, moteur en feu, capot manquant, dans une course improvisée contre une voiture du cousin de son adversaire. Cette scène est fun, décalée, et rappelle les origines de la franchise avant que les budgets n’explosent. La Barracuda est un muscle car américain V8, ici dans un état de délabrement assumé, ce qui la rend encore plus attachante. C’est une des rares fois dans les derniers films où Dom semble vraiment dans son élément naturel.

Les autres voitures du 8

  • Lamborghini Murcielago : conduite par Dom lors de ses missions pour Cipher.
Lamborghini Murcielago
  • Ice Charger (Dodge Charger modifiée) : la voiture que Dom utilise lors de la poursuite sur la banquise en Russie, équipée de jets propulseurs. Complètement délirante, assumée comme telle.
  • Ripsaw EV2 : véhicule militaire à chenilles utilisé lors de la séquence finale en Russie.
  • Jeep Wrangler : utilisée par Hobbs dans plusieurs séquences.
  • Submarine (sous-marin nucléaire) : pas une voiture, mais il faut mentionner l’antagoniste mécanique principal du film pour l’anecdote.
  • Voitures zombies hackées (flotte de New York) : des dizaines de véhicules civils hackés par Cipher et précipités des parkings, séquence visuellement marquante.

Hobbs and Shaw (2019) : entre muscle et technologie futuriste

Le spin-off met en scène Luke Hobbs (Dwayne Johnson) et Deckard Shaw (Jason Statham) contraints de collaborer. Le film est franchement dans le troisième degré assumé, le duo fonctionne bien, et les choix automobiles sont cohérents avec les personnages : du muscle américain pour Hobbs, du raffinement britannique pour Shaw.

La McLaren 720S de Shaw

Deckard Shaw conduit une McLaren 720S tout au long du film, ce qui correspond parfaitement à son personnage d’ancien agent britannique élite. La 720S embarque un V8 biturbo de 4.0L développant 720 ch, avec une boîte SSG à 7 rapports. Ses performances réelles (0 à 100 km/h en 2,9 secondes, vitesse maximale de 341 km/h) sont cohérentes avec les scènes d’action, ce qui change agréablement des affirmations de puissance fantaisistes des premiers films. La couleur gris anthracite utilisée dans le film accentue le côté discret/létal du personnage.

Les autres voitures de Hobbs and Shaw

  • Land Rover Defender : utilisé par Hobbs lors des séquences aux Samoa, ancré dans l’ADN robuste du personnage.
  • Triumph Scrambler (moto) : Shaw utilise plusieurs motos dans le film, dont cette Triumph lors des séquences londoniennes.
  • Camion blindé futuriste de Brixton : le véhicule de l’antagoniste Brixton (Idris Elba), amélioré technologiquement, sorte de batmobile militaire au service du transhumanisme narratif du film.
  • Mercedes-AMG GT63 : présente dans les séquences de poursuite à Londres.

Fast and Furious 9 (2021) : dans l’espace et sur les routes

Le neuvième film est le summum de la caricature assumée de la saga. On y retrouve un frère caché de Dom (Jakob, joué par John Cena), des aimants géants, et une Pontiac Fiero envoyée dans l’espace. Pris au troisième degré, c’est jouissif. Pris au premier degré, c’est incompréhensible. Le film a quand même le mérite de proposer des voitures intéressantes, dont une Alfa Romeo qu’on ne s’attendait pas à voir là.

La Pontiac Fiero dans l’espace

Tej et Roman grimpent dans l’espace à bord d’une Pontiac Fiero 1984 équipée d’un moteur de fusée, pour détruire un satellite. La Fiero est une petite voiture américaine à moteur central, produite entre 1984 et 1988, totalement inoffensive dans la vraie vie. La détourner en vaisseau spatial est le geste le plus absurde de toute la saga, et c’est exactement pour ça que la scène fonctionne si on accepte le contrat de lecture. Tyrese Gibson (Roman) joue le jeu à fond, avec une conscience du ridicule qui rend la séquence franchement drôle.

Les autres voitures de Fast 9

  • Dodge Charger Hellcat Widebody : Dom l’utilise dans les scènes de poursuite en Europe centrale, version encore plus musclée du modèle récurrent de la saga.
  • Alfa Romeo Giulia GTAm : conduite par Han dans les séquences à Édimbourg, choix enthousiasmant pour les passionnés de l’Alfa Romeo .
  • Magneto Car (voiture aimantée) : véhicule spécial équipé d’aimants supraconducteurs pour les séquences avec les ponts et structures métalliques. Conçu pour le film.
  • Jeep Gladiator : utilisée dans les flashbacks sur les origines de Dom et Jakob.
  • Maserati Merak : pilotée par Jakob lors de certaines séquences européennes.

Fast X (2023) et Fast 11 (2026) : les voitures de la fin de saga

Fast X introduit Dante Reyes (Jason Momoa), fils du villain de Fast Five, comme antagoniste principal. Le film est conçu comme la première partie d’une conclusion en deux volets. Fast 11, attendu en 2026, doit boucler définitivement la franchise principale. Les infos sur les véhicules de ce dernier opus restent parcellaires à ce stade.

Les voitures emblématiques de Fast X

  • Baja Bug (VW Coccinelle tout-terrain) de Dom : une Coccinelle transformée en buggy de tout-terrain, utilisée dans la scène d’ouverture à Rome. Décalée, fun, cohérente avec l’évolution du personnage vers quelque chose de plus familial et ancré.
  • Lamborghini Revuelto de Dante : le nouvel antagoniste conduit une Revuelto, le successeur de l’Aventador avec hybridation légère et V12 atmosphérique de 1 001 ch. Choix parfait pour un villain excentrique et imprévisible.
  • Ferrari Roma : présente dans les séquences romaines, cohérente avec le décor.
  • Dodge Charger de Dom : la fidèle Charger revient une fois de plus, dans une version spécifique au film.
  • Aston Martin DB5 : apparaît dans certaines séquences européennes, clin d’œil assumé à la culture du cinéma d’action britannique.

Ce que l’on sait des voitures de Fast 11 en 2026

Fast 11 est en production pour une sortie prévue en 2026. Les informations officielles sur les véhicules restent limitées à ce stade, mais plusieurs éléments sont déjà confirmés ou fortement anticipés. La Dodge Charger de Dom sera évidemment de la partie, puisque la conclusion de Fast X laisse le personnage dans une situation critique que le 11 devra résoudre. Le retour de personnages comme Han (et donc probablement une Silvia ou une autre japonaise préparée), ainsi que l’intégration de nouveaux véhicules pour les personnages dont les arcs narratifs n’ont pas été conclus dans Fast X, sont à attendre. Le réalisateur Louis Leterrier a confirmé vouloir donner une conclusion émotionnelle forte à chaque personnage principal, ce qui laisse penser que les choix automobiles seront en phase avec les arcs individuels plutôt que purement spectaculaires.

Le classement des voitures les plus cultes de toute la saga

Exercice éditorial
difficile mais nécessaire : sur dix films et plus de vingt ans de saga, quelles sont les voitures qui ont vraiment marqué les esprits ? Voici notre sélection, sans ordre de mérite strict.

  • Dodge Charger 1970 de Dom : impossible de ne pas la mettre en tête. Elle est présente du premier au dernier film, elle incarne le personnage de Toretto mieux que n’importe quel dialogue. Son moteur surcompressé, sa robe noire et ses scènes cultes en font la voiture la plus identifiable de toute la franchise.
  • Mitsubishi Eclipse 1995 de Brian : le point de départ. C’est elle qui lance tout dans le premier film. Avec son kit carrosserie et ses néons, elle est l’image parfaite de la culture tuning des années 2000.
  • Nissan Skyline GT-R R34 de Brian : apparue dans 2 Fast 2 Furious, elle est devenue une référence absolue du cinéma automobile. Bleue, préparée, iconique. Son prix sur le marché de l’occasion a littéralement explosé après le film.
  • Toyota Supra MK4 de Brian : orange, propulsée par un 2JZ tuné, elle conclut le premier film en beauté. Symbole de toute une génération de passionnés de JDM.
  • Mazda RX-7 FD de Han : Han et son RX-7, c’est une histoire d’amour. Le wankel, la ligne, et un personnage attachant derrière le volant. Elle revient dans plusieurs opus et reste une des japonaises les plus aimées de la saga.
  • Dodge Charger Daytona 1969 de Letty : apparue dans Fast & Furious 4, elle impose un style musclé et une présence visuelle rare. Letty en fait son outil de prédilection, ce qui lui donne un statut particulier dans la saga.
  • Lykan HyperSport dans Furious 7 : la scène des trois gratte-ciels à Dubaï reste l’une des plus mémorables de la franchise. La voiture a contribué à rendre le modèle connu du grand public, alors qu’il était produit à seulement sept exemplaires.
  • Subaru Impreza WRX STI de Brian : présente dans Fast & Furious 4, elle donne à Brian une voiture en phase avec l’ambiance plus sombre et réaliste du volet. Performante, accessible visuellement, appréciée des fans de rallye.

Fast and Furious et les voitures : ce que la saga a vraiment changé

Fast and Furious n’est pas juste une franchise de divertissement avec de belles voitures. Elle a eu un impact concret sur le marché automobile et sur la culture auto mondiale.

Après le premier film en 2001, les ventes de kits tuning, d’aileron, de néons et de pots d’échappement sport ont explosé aux États-Unis et en Europe. Les Supra, les Skyline, les Eclipse et les Silvia ont vu leur cote grimper durablement. Le RX-7 FD tourne aujourd’hui autour de 30 000 à 50 000 euros selon l’état, alors qu’il s’achetait pour trois fois rien au début des années 2000.

La saga a aussi contribué à populariser la culture JDM (Japanese Domestic Market) auprès d’un public qui n’y connaissait rien. Des millions de spectateurs ont découvert ce qu’est un 2JZ, un moteur wankel ou un turbo externe en regardant des films d’action. C’est une façon d’entrer dans la passion automobile, même si elle est très éloignée de la réalité mécanique.

Côté muscle cars américains, la Dodge Charger a connu un regain d’intérêt direct après chaque apparition dans la saga. Dodge a d’ailleurs collaboré officiellement avec la franchise sur plusieurs opus pour placer ses modèles dans les meilleures scènes.

Questions fréquentes sur les voitures de Fast and Furious

Quelle est la voiture la plus chère de la saga ?

La Lykan HyperSport utilisée dans Furious 7 est produite à sept exemplaires seulement, avec un prix catalogue autour de 3,4 millions de dollars. C’est la voiture la plus onéreuse ayant été conduite dans la franchise. Le modèle appartient au constructeur W Motors, basé aux Émirats Arabes Unis.

La Toyota Supra orange du premier film existe-t-elle encore ?

Plusieurs exemplaires ont été utilisés lors du tournage. L’un d’eux a été vendu aux enchères en 2021 pour un peu plus de 550 000 dollars, soit une somme largement supérieure à la valeur marchande habituelle d’une Supra MK4, même très bien préparée. La valeur symbolique fait clairement partie du prix.

Est-ce que les voitures sont vraiment conduites par les acteurs ?

En partie. Certains acteurs comme Vin Diesel ou Paul Walker avaient un vrai rapport à l’automobile et conduisaient effectivement lors de certaines prises. Mais la majorité des séquences spectaculaires sont réalisées par des cascadeurs professionnels. Les effets visuels interviennent ensuite pour intégrer les visages des acteurs. Les voitures utilisées pour les cascades sont souvent des mules modifiées, parfois très éloignées des modèles présentés à l’écran.

Quelle est la voiture préférée des fans ?

Sans surprise, la Toyota Supra MK4 et la Nissan Skyline GT-R R34 arrivent systématiquement en tête des sondages communautaires. La Charger 1970 de Dom complète généralement le podium. Ces trois voitures concentrent à elles seules une bonne partie de l’identité visuelle et émotionnelle de la saga.

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